Une offre poire diversifiée mais en restructuration
La filière poire se trouve à une période charnière qui soulève interrogations et préoccupations pour l'ensemble des acteurs. À l'échelle de la France, la poire est la troisième production fruitière en volume, derrière la pomme et la pêche-nectarine. La filière enregistre une baisse continue de production entre 2000 et 2016 (FAO, 2020) mais tend à se stabiliser. Le verger de poirier est vieillissant et il est nécessaire de le renouveler, dans une filière où l'innovation variétale est assez faible.
Néanmoins, aujourd'hui, le contexte évolue avec de nouvelles sélections en cours de développement, la création de « clubs » et une meilleure valorisation économique, stimulant un regain d'intérêt pour cette production et poussant les arboriculteurs à replanter des poiriers (Delgado, 2019 ; Florens, 2017). Cette dynamique est d'autant plus importante que la France n'est pas autosuffisante et importe 40 % de sa consommation de poires (Agreste, 2020). La consommation française est estimée à environ 3 kg par personne et par an, les deux tiers des ménages en achetant au moins une fois dans l'année (Serrurier, 2021).