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Infos Ctifl - Numéro 379 - mars 2022

Des grands traités internationaux aux expérimentations locales - Gestion des ravageurs envahissants, une démarche globale

La 12e conférence internationale sur les ravageurs et auxiliaires en agriculture (CIRAA), organisée par l’association pour la santé des végétaux (Végéphyl), rassemble les chercheurs et expérimentateurs de la protection des cultures de toutes les filières végétales agricoles. Cette année, 180 participants étaient réunis autour de 46 contributions et 13 posters. Les ravageurs émergents, le biocontrôle, les aménagements agroécologiques étaient au cœur des échanges.

Benjamin GARD (CTIFL), p. 6-7


EUFRIN Joint Meeting - Les avancées de la recherche européenne en arboriculture fruitière sur la protection des cultures et la gestion de l'eau

Les animateurs des trois groupes de travail EUFRIN « Decision Support Platform » (Dany Bylemans – pcfruit), « Sustainable fruit production to minimize residues » (Franziska Zavagli – CTIFL) et « Water relations and irrigation » (Brunella Morandi – Unibo) ont organisé un atelier sur l’innovation et la durabilité de la gestion des vergers. Au programme, 19 présentations et des visites des essais de l’Université de Bologne. Plus de 70 participants, représentant 19 pays, ont participé à l’EUFRIN joint meeting.

Franziska ZAVAGLI (CTIFL), p. 8-10


L’observatoire des exploitations fruitières en 2020 - Des résultats positifs mais globalement en baisse par rapport à 2019

L’Observatoire de la production fruitière rassemble les résultats comptables d’exploitations représentatives de la diversité des systèmes de culture et des bassins de production. En 2020, le résultat courant est positif mais en baisse par rapport à 2019 du fait d’une année climatique difficile et de la crise sanitaire liée au Covid. La situation conjoncturelle est favorable dans l’ensemble avec une disparité des performances, des cours en hausse et des volumes en baisse. La situation financière reste globalement stabilisée avec 20 % d’exploitations à risque financier moyen ou élevé sur les deux années. Sur l’ensemble, une partie non négligeable passe d’une stratégie de croissance au profit du renforcement de leur état financier. Sur trois ans, deux exploitations sur trois affichent une trajectoire de développement mais près d’un septième reste en déclin.

N. SEYNI, p. 12-19


Équipement du point de vente - Étude des caractéristiques de différents meubles réfrigérés

Dans le cadre d’essais de comparaison d’équipements de réfrigération en point de vente, des meubles réfrigérés ont été caractérisés afin d’évaluer les modèles correspondant le mieux aux besoins des fruits et légumes. Cet article fait le point sur les caractéristiques de diffusion de l’air de trois types de meubles disponibles en location et observés en points de vente : des meubles à présentation verticale de type mural ou semi-mural et un meuble à présentation horizontale de type bac îlot. Dans nos conditions d’essais, les résultats ont montré des disparités selon les modèles et selon les zones dans les meubles, tant du point de vue de la température diffusée que de l’hygrométrie.

Valérie MERENDET (CTIFL) - A. QUILLACQ - O. CREZE, p. 20-26


Une solution à l’étude pour optimiser la conservation du potimarron - La désinfection à l’eau chaude après récolte

Durant les campagnes 2019 et 2020, le CTIFL a évalué l’intérêt d’un traitement à l’eau chaude par trempage, appliqué après récolte, pour allonger la durée de stockage du potimarron jusqu’au printemps. À l’échelle expérimentale, les couples température/ durée de trempage de 58 °C/2 minutes et 60 °C/2 minutes apportent la meilleure efficacité en limitant l’apparition des pourritures. Ces paramètres de traitement permettent d’allonger d’au moins deux mois la durée de conservation, c’est-à-dire jusqu’à mars-avril, période où les prix sont intéressants pour les producteurs. L’application de l’eau chaude par douchage, en cours d’évaluation, est à poursuivre.

Patricia SANVICENTE (CTIFL) - F. BULVER - Sébastien LUROL (CTIFL), p. 27-31


Expectations and preferences of apricot consumers - Quality, to be taken into account from field to fork

This study, carried out over three years within the framework of the MicMac project, has made it possible to characterize the quality of fresh apricots and to measure consumer satisfaction of a representative sample of commercial batches of fruit. In this way, the main criteria which determine consumer preferences were highlighted. Sugars, aroma and a juicy texture are the key to satisfaction for more than 90% of consumers. The analysis of consumer profiles also made it possible to identify two sub-groups that do not have the same expectations or the same demands concerning quality, particularly in terms of ripeness. This work also showed a significant gap between appreciating the appearance of the product leading to the purchase and appreciating it after having eaten it. This gap between visual and taste quality causes consumer disappointment and influences the act of repurchasing.

Valentine COTTET (CTIFL) - Michel JOST (CTIFL) - E. DESNOUES, p. 32-37


Projet DEPHY EXPE EcoPêche 2 - Bilan à mi-parcours

Le projet EcoPêche 2 (2019-2023) mis en place dans le cadre du plan DEPHY EXPE « Ecophyto II+ »., a pour objectif de poursuivre l’évaluation des performances multicritères des vergers de pêche-nectarine économes en produits phytopharmaceutiques, conçus et plantés dans le cadre du projet EXPE EcoPêche 1 (2013-2018). Il vise également à explorer la faisabilité de nouveaux systèmes agroécologiques et technologiques très ambitieux avec réduction de 80 % des indices de fréquence de traitement par rapport à la pratique conventionnelle. À mi-parcours, les objectifs environnementaux sont atteints sur la plupart des dispositifs en place. Cependant, cette forte réduction du recours aux produits phytopharmaceutiques de synthèse a pénalisé les performances agronomiques et technico-économiques des systèmes de culture, malgré la mise en place de combinaisons de leviers destinées à atténuer les pertes dues aux maladies et ravageurs.

J. RUESCH - B. LABEYRIE, p. 38-44


Projet ICAP : un damier de films de paillage biodégradables

Entre 2019 et 2022, le projet ICAP réunit les plasticulteurs, les acteurs de l'expérimentation agricole et du conseil en maraîchage dans le but de favoriser l’adoption des films de paillage biodégradables pour la culture de salade, de melon, de tomate et d’aubergine. Une enquête menée en 2019 auprès des distributeurs, des conseillers et des producteurs révèle que les films de paillage biodégradables sont encore peu employés même s’ils sont mis en place sur de nombreuses cultures dans des exploitations diversifiées. Les essais de 2020 et les résultats analysés par les partenaires du projet sont détaillés dans cet article. En culture de laitue, les films de paillage peuvent être utilisés en routine. En culture de melon, leur utilisation est plus problématique à cause des dégâts préjudiciables engendrés par les paillettes de film déposées sur les fruits ou des dégâts liés aux taupins. Sur cultures palissées, les essais menés ont montré des détériorations importantes des références de paillage biodégradable sur les longs cycles culturaux.

A. MAROTEAUX - C. GOILLON, p. 46-57


Le biocontrôle en raisin de table : un complément adapté dans la protection de la vigne ?

Les solutions de biocontrôle sont aujourd’hui une réponse supplémentaire intéressante pour la culture de la vigne. Ces solutions peuvent s’utiliser en outil complémentaire et/ou en alternative aux stratégies des productions actuelles, conventionnelles ou biologiques, pour réduire les doses de cuivre à condition d’obtenir des références en vue de leur utilisation par les producteurs. Même si certaines solutions de biocontrôle sont déjà populaires, il faut cependant prendre en compte les spécificités du raisin de table. La confusion sexuelle n’est pas toujours possible à cause de surfaces trop faibles et le soufre peut brûler une partie de la surface des baies en créant des nécroses, voire en brûlant l’intégralité de la surface en cas de températures élevées, ce qui peut impacter fortement le résultat économique. Évaluer de nouvelles solutions pour trouver des stratégies présentant des efficacités satisfaisantes, sans impact sur la qualité de la récolte et pouvant être mises en œuvre par les producteurs, est nécessaire.

B. PIERRON, p. 58-61


Protection biologique intégrée de la fraise gariguette : et si le calcium pouvait contribuer à contrôler les pucerons ?

Les pucerons sont des ravageurs du fraisier difficiles à contrôler. Si la filière française s’oriente depuis une décennie vers une production respectueuse de la santé et de l’environnement, la protection biologique du fraisier par l’apport d’auxiliaires reste d’une efficacité insuffisante imposant le recours ponctuel à des interventions chimiques. Jusqu’en 2018, le thiaclopride était un outil disponible lors de fortes infestations mais son retrait a imposé la recherche de nouvelles solutions. Le projet PALPuF teste la fertilisation des fraisiers pour réduire les populations de pucerons, en combinaison des solutions de biocontrôle. Si en conditions de pression modérée du puceron Rhodobium porosum, la fertilisation allégée en azote et renforcée en calcium limite significativement le développement du ravageur, ce résultat n’a pas été confirmé sur une culture soumise à une pression croissante des espèces Acyrthosiphon malvae, Rhodobium porosum et Chaetosiphon fragaefolii.

M M. FERNANDEZ - Christiane RAYNAL (CTIFL) - Alain BARDET (Ctifl) - M. TURQUET - T. VERFAILLE, p. 62-73



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